mercredi 27 mai 2009

Et pourquoi donc...

Et pourquoi donc,
Ce couteau sur ta gorge ?
Cet empoisonnement du goût de vivre ?
Ces délibérations incessantes ?
Cette impression de forger,
Un peu maladroitement toujours,
à coup de passion passagère, ta vie...
de passager clandestin.

Dans le train-train de la vie,
la balade accélérée des gens en apparence
heureux et sans histoire,
ton histoire à toi, discrète.

Trouée de l’impression persistante,
d’aller une fois de plus, une fois encore,
malgré toi, malgré tout tes efforts,
à contre courant,
à contre succès.
De végéter à côté de la scène officielle.
A côté de l’amour.
Tragiquement à côté.

A moins que… quoi ?
De la vie ou de la mort,
tu ai déjà choisie ?
la fin la plus douce ?
Celle où tu n’avais plus à te battre.
Celle où tu avais déjà perdu.

Ce plaisir masochiste d’être humilié,
pour mieux aimer ta vengeance.
Cette souffrance qui t’allume.
Ce carburant pour ton âme de poète.

* * *

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