Tout... tout est politique... tout....
Déclara le dictateur.
Que les canons résonnent la Merveille.
Qu’on érige au centre de la ville un Obélisque.
Un Obélisque jusqu'à la Lune
Je veux que le tout soit perceptible
Depuis…le fin fond de l’univers.
Je veux que le Soleil meure envie d’être moi.
Que les Étoiles, honteuses, baissent la tête
Ruminent leurs médiocrités intersidérales.
Je veux que Dieu, le seul, l’Unique, s’amène à mes pieds…
Qu’il me les lavent de son Amour Éternel.
Me supplie d’être bon et indulgent pour sa Création.
C’était bien sûr, des mots d’une bêtise incommensurable.
Des jurons proclamés, en des temps immémoriaux,
Bien avant Jésus et Mahomet.
Les mots d’un Fou, ivre d’une puissance absolue.
Des mots, que ni vous ni moi, n’oserions jamais prononcés
de peur de voir, la foudre frapper brusquement
Et bien, le dictateur vociféra, encore, et encore
mais un jour, comme de fait, oui..
La foudre le rattrapa.
Son plus proche conseiller, d’un couteau dans le dos, froidement,
l’expédia vite, au pays des morts et de la cendre.
D'Archibal, aujourd’hui, peu connaît l’histoire de sa folie.
Par contre, tous, tous, connaît son Obélisque.
L’histoire laisse des traces de la démence de l’humanité.
* * *.
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